Edit du 7 nov 2010

L’imprimerie de “la Voix du Nord” bloquée ce matin – 6 novembre

Ce matin très tôt, avant 5 heures, les accès à l’imprimerie de la Voix du Nord étaient bloqués, dans le cadre d’une action lancée par l’AG de lutte de Lille.

Elle se situe dans la ZI de la Pilaterie à Marcq-en-Barœul (rue du Houblon).

Indymedia Lille, 6 novembre 2010.

Article original, du 6 novembre 2010

Plusieurs façons de voir les choses, mais qui reviennent toutes au mêmes conclusions : 1) la presse profite de certaines situations pour humilier des gens comme ça, juste gratuitement, parce que c’est facile et qu’il suffit de payer son coup de latte au sol, très sournoisement. 2) En prison fumer devrait être un droit sacré, vu les conditions scandaleuses dans lesquelles sont maintenus les détenus.  – Hors sujet mis pas tant que ça : Sans  parler de l’échange de seringues qui éviterait des transmissions de différents virii qui ont tous la particularité d’amener à des maladies mortelles qui sont soit sans aucun soins, soit extrêmement mal soignés. -

Revenons à cette détenue qui se faisait passer au parloir des sachets de cannabis, et comme elle n’avait pas assez de pouvoir intra muros, le directeur s’est fait une joie de la sanctionner. Ce qui ne rentre pas avec son aval (ou autrement dit, ce sur quoi il ne touche rien) ne rentre apriori pas. Alors le shit, oui, mais c’est lui qui le fournit! Cher! Et suivant une logique extrême, de dominants/dominés (autant dire, un chenil) où un joint peut vite atteindre un prix exorbitant sans possibilité de refus, sauf si bien sûr on est prêt à se foutre sur la gueule avec le dealer qui bien souvent est le (la) caïd de la taule. Et parfois on veut pas : quand on risque le mitard et qu’on est à deux doigts de sortir d’une longue peine par exemple. Ou plus simplement, quand on est la tête et pas les muscles…

Au sujet donc de l’article de ce torchon (voir lien tout en bas), tout le reste c’est de la gnognotte, le “pigeon” dont les complices de l’administration (le journal la voix du nord) parlent, et le reste. Tout est là pour décorer. On a pu voir récemment un jeune se battre avec ses gardiens à l’issue d’un parloir, juste pour défendre son droit à fumer qu’il avait de toutes façons perdu instantanément dès qu’un des gardiens ait pu voir quelque chose, foutu pour foutu… Et on comprend qu’avec toute cette pression, cette proximité d’avec des victimes abrutis de la cafetière violents, bêtes et méchants, qui force n’importe quelle personne qui a encore un tant soit peu de dignité ou de gniak, à se transformer (au moins temporairement) en ce genre de monstre violent bête et méchant. C’est soit ça soit tu te fais bouffer net.

La société construit, les administrations se plaignent des mauvaises bases sans jamais remettre le fond en question, juste parfois la forme, et encore. Ce qui donne des prisons invivables pour les plus fragiles psychologiquement, des prisons surpeuplées, mafieuses, où le moindre employé ou “client” est un criminel qui ne s’ignore plus…

Changer ça ?

Naaaan franchement nan.

Par contre… Remplacer les prisons par d’autres principes non répressifs, plus préventifs, qui ne dépendrait plus des autres mafias : celles des tribunaux.

Détruire les prisons et les remplacer par des écoles…

Mais détruire ce vieux monde par le feu, les émeutes, la révolte, etc… ces saloperies inutiles. Pour les gros criminels, on s’en démerde vous inquiétez pas. Je ne m’étendrait pas sur ce sujet… Ca risquerait de choquer certains. En tous cas y a déjà une chose à faire, qui est relativement plus facile et qui serait utile : faire sortir des prisons tous les consommateurs de stups, ainsi que les trafiquants. Ca désengorgerait bien le truc, mais ça jouerait sur les chiffres de la délinquance à sarko, tant qu’ils continueront à considérer les consommateurs et les vendeurs de stups comme des criminels. Le jour où l’on met un terme à ça, la délinquance baissera tout net, naturellement.

Il est où le délinquant quand au fond de chez soi on se détend à sa manière, chacun la sienne ? Même celui qui se shoote n’emmerde personne. La société l’infantilise, rend son produit plus difficilement trouvable et incontrôlable niveau qualité, et du fait elle est responsable des pannes qu’il pourra avoir… Des manques, des angoisses de se faire prendre, des conditions déplorables dans lesquelles sont pris des trucs.

La société avec ses grandes idées et son idéalisme mal placé ne fera JAMAIS disparaître ce produit ni réduire ses utilisateurs.

C’est pourtant son premier but affiché, une sorte de couverture/cheval de bataille, promesses d’alcooliques, promesse qu’elle sait depuis le départ impossible à tenir. Le seul truc qu’elle réussit à faire, cette société du tout répressif, c’est d’emmerder le monde. Mais pas n’importe quel monde : pour deux consommateurs du même produit, si l’un est friqué, on le regardera avec moins de mépris que l’autre qui est à la rue. On considèrera pas de la même façon leurs dépendances quand ils le seront. Où qu’on soit c’est toujours la loi du flouze.

Dernier détail, la voix des porcs emploie le terme “gangréner” quand ils parlent de l’effet qu’à le shit sur une prison…

Ca me touche dans ma chair. Mais j’ai une idée pour faire changer l’avis de l’auteur de ce torchon de merde, sur le sujet : J’aimerai bien qu’on enferme quelques uns de ces bourgeois de droite dans une prison dans laquelle on a bien pris la peine de retirer tout le shit… Emeute assurée, ils survivent pas 1 heure avant d’être crucifiés dans le hall avec leurs carnets dans la bouche et leurs stylos dans le cul. (pas les caméras, on emmène pas de caméras en taule c’est interdit : manquerait plus que les journaleux fassent VRAIMENT leur taff et montrent la VRAIE vérité sur les prisons… Non non, en attendant, ils salissent la réputation de femmes emprisonnées, en les présentant comme des dangers malades.) Si on fait l’expérience inverse, la même avec du shit pour les prisonniers, alors tout sera (un peu plus) calme!

Cynoque

Tags: prison

| Fil RSS des commentaires pour ce billet

Les commentaires sont clos.