SupportRappaz.org, SONDEREGGER Gilles

Et si vous réfléchissiez un peu à qui Bernard portait préjudice…?

Rappaz est mort. La peine de mort existe donc encore bel et bien en Suisse.

Rappaz est mort. Il n’avait pas attenté à une seule vie, en avait soulagé beaucoup. Merci Bernard, d’avoir fait pousser quelque de bon pour nous.

Rappaz est mort. Mais pourquoi, en fait? Ah oui, pour avoir cultivé ce que 70% des moins de 40 ans ont fumé une fois au moins dans leur vie. Sans en mourir. Pour avoir cultivé ce qui aux USA est prescrit comme un médicament, homéopathique, qui plus est. Un anti-douleur, un antidépresseur, un anxiolytique,un médicament miracle, pris en automédication, faute de reconnaissance politique (parce que soyons clair: au niveau scientifique, les bienfaits du chanvre sont reconnus depuis très longtemps!)

Rappaz est mort. Quel était l’enjeu, réellement? La protection des groupes pharmaceutiques, pour qui ce médicament miracle représente un manque à gagner des plus sérieux? Imaginez…si tous les consommateurs de chanvre pouvaient être mis sous Seroquel (pas de dépendance physique pour celui là, mais généralement pris à vie)…si chacun d’eux devait passer par un médecin pour avoir une ordonnance…si chacun d’eux devait aller à la pharmacie pour s’acheter ses cachets de “beuh” de synthèse… Sacré business, non? Ca en fait, des lobbies, tout ça. Et personne n’en parle ! Oups ! J’ai gaffé ??? Me ferai-je “modérer” ? Ici: peut-être. Mais je n’écris pas qu’ici !

Rappaz est mort. Et les vignerons? Pourvoyeurs d’alcoolémie, donc de pancréatites, de cirrhoses, de cancers divers, de troubles psychique et/ ou de la personnalité graves, d’actes de violence, de meurtres…mais bon…l’ ISPA promet un programme “EDUCALCOOL” des plus pathétiques. Ouf, l’éthique est sauve!

Rappaz est mort. Vivent les vignerons, valaisans ou autres, puisque leurs lobbies sont si puissants, FSS, GSM, AVS (qui reçoit 90% des recettes fiscales sur les boissons alcoolisées!) Que vivent donc les pourvoyeurs de camisoles chimiques, et tous autres “médicaments” dont la dépendance foudroyante fait la fortune des quelques actionnaires tous plus influents les uns que les autres…

Rappaz est mort. Vive Vasella ! Vive Hoffman ! Vive Ebner ! Et j’en passe !

Tags: Bernard Rappaz, suisse

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