VALAIS | Bernard Rappaz ne bénéficiera pas d’une interruption de peine. La cheffe du département valaisan de la sécurité Esther Waeber-Kalbermatten a refusé mardi la nouvelle demande déposée par l’avocat du chanvrier qui fait recours contre cette décision.

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© KEYSTONE-a | La conseillère d’Etat valaisanne Esther Waeber-Kalbermatten.

ATS | 30.11.2010 | 11:47Dernière mise à jour: 30.11.2010 | 14:59

«Le processus de réalimentation consécutif à une grève de la faim ne nécessite pas une interruption de peine», communique mardi l’Etat du Valais. Le détenu bénéficiera d’un accompagnement médical pour sa réalimentation et sa réadaptation s’il cesse son jeûne. Ensuite il pourra effectuer sa peine dans un établissement valaisan.

Recours déposé

L’avocat du détenu fait recours au Tribunal cantonal contre cette décision, a-t-il indiqué mardi. Il entend le cas échéant porter le cas jusqu’au Tribunal fédéral (TF). Selon lui, la décision de la cheffe du département est purement politique.

Le TF a admis qu’une interruption de peine était possible, mais pas tant que les médecins des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) ne s’opposaient pas à une alimentation forcée de Bernard Rappaz. Or ils ont fait recours et la voie à une interruption de peine est désormais ouverte, estime l’avocat.

La conseillère d’Etat valaisanne estime que la démarche de Bernard Rappaz démontre sa volonté de vivre. Elle lui a adressé une lettre personnelle dans laquelle elle l’exhorte à cesser sa grève.

Le chanvrier valaisan purge depuis mars une peine de cinq ans et huit mois de détention pour violation grave de la loi sur les stupéfiants et d’autres délits. Il proteste contre sa condamnation depuis le début de sa détention avec une grève de la faim interrompue dix jours en mai et un mois en été.

Tags: Bernard Rappaz, prison

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