Indre-et-Loire / Faits Divers / tribunal correctionnel

Cannabis à Vouvray : peines de prison ferme

Consommateurs et revendeurs de drogue : le cercle vicieux
conduit trois des quatre jeunes prévenus en prison, après un an de trafic.

Piteux et plutôt taciturnes, les trois prévenus de trafic de stupéfiants à Vouvray, Rochecorbon et Fondettes – entre janvier 2008 et janvier 2009 – lors de l’audience du tribunal correctionnel de Tours, hier. Un quatrième larron est absent, Ryani, déjà connu pour trafic de stupéfiants et violence.
Maxime, au casier déjà conséquent pour ses 21 ans, s’est bien gardé d’aider les enquêteurs quand son nom est apparu après une perquisition chez un jeune homme. Il reconnaît être consommateur de joints depuis ses 13 ans. Mais la présence d’une balance électronique, de tubes à essai et d’une barrette de résine de cannabis ne laisse pas de doute sur son activité de revente.
Il a entraîné avec lui sa petite amie de l’époque, Julie. Sans casier judiciaire, elle ne fume de l’herbe que depuis peu. Selon elle, le chiffre d’affaires de la petite entreprise se monte de 100 € à 200 € par jour.
Dernier présent à l’audience, Léo, 20 ans, est un gros consommateur qui fume des bangs (qui augmentent fortement l’effet du cannabis). Il s’est lancé dans la revente pour un total estimé à 53.000 € par les gendarmes. « Tout cela est parti dans la fumette », relève le président.
Pour le procureur, il convient de distinguer les dossiers. A ses yeux, le grand absent de l’audience mérite quatre ans d’emprisonnement ferme. Il est plus mesuré pour la jeune fille, « seulement complice » et requiert quatre mois de peine avec sursis et une amende. Maxime mérite pour lui un an d’emprisonnement dont six mois avec sursis et une obligation de soins. A l’encontre de Léo, il requiert deux ans d’emprisonnement avec sursis total, une obligation de soins et une amende.
La défense de Julie réclame la mansuétude. L’avocat de Maxime fait de même. Plus pugnace, l’avocate de Léo met en avant sa fragilité psychologique : « Il est camé, il est malade ! » Et d’attirer l’attention sur son sérieux au travail, malgré sa dépendance.
Le président a suivi partiellement les réquisitions. Julie écope de six mois de sursis simple et de 1.000 € d’amende. Léo voit sa peine passer à dix-huit mois ferme, dont douze avec sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans, ainsi qu’une obligation de soins. Maxime a droit à dix mois de prison ferme. Quant à l’absent, Ryani, il paie son silence de quatre ans ferme.

Agnès Aurousseau

La nouvelle république, le 4 janvier 2010

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=37&num=1499760

Tags: actualité, condamnation, résine, saisie

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