CHâteau-porcien / Auto-production de cannabis : Le chef d’entreprise tirait un peu trop sur le « pétard »

Il ne voulait pas se mêler à un quelconque réseau de trafiquants et avait donc décidé de cultiver lui-même son cannabis. Jusqu’au jour où…

ON est loin des laboratoires marseillais de la « French connection ». Ici, point de champs de pavot à perte de vue, ni de cornues où l’on « mitonnait » de l’héroïne presque pure, mais simplement une quinzaine de plants de cannabis en bordure d’une rivière dans le secteur d’Acy-Romance. Le « jardinier » n’était autre qu’un jeune chef d’entreprise de Château-Porcien, employant deux salariés.
Le prévenu comptait bien continuer à fumer ses « petits joints » sans être inquiéter le moins du monde, jusqu’à ce que les gendarmes débarquent chez lui début novembre 2009, non pas pour lui demander des comptes par rapport à ses cultures de pieds de cannabis, mais pour effectuer une perquisition à son domicile suite à une affaire n’ayant strictement rien à voir avec son penchant pour les « cigarettes qui font rire bêtement ».
Et patatras, les gendarmes sont tombés sur 29 branches d’herbe de cannabis qui étaient en train de sécher, quelques centaines de grammes déjà prêts à être consommés, ainsi que des lampes au sodium (utilisées pour la culture indoor).
Commandées sur Internet
Cerise sur le gâteau, pour les gendarmes, ils firent également main basse sur une arme de 4e catégorie, en l’occurrence une carabine 22 long rifle transformé en réplique de M16, célèbre fusil d’assaut américain. Aucun chargeur ni munition ne furent cependant trouvés dans la maison.
Le patron de cette petite société du bâtiment a expliqué qu’il fumait du haschisch depuis l’âge de 18 ans. Il en a aujourd’hui 31 et semble avoir compris la leçon. « Mon client n’a jamais fait parler de lui. Il avait ce penchant répréhensible, mais il ne s’est jamais impliqué dans un quelconque trafic. Il ne voulait d’ailleurs dépendre de personne. Il avait tout simplement commandé les graines sur Internet », a souligné son avocat, Me Harrir.
Quant à cette arme de 4e catégorie, elle avait été achetée à une connaissance pour la somme de 150 €. L’occasion avait fait le larron en somme.
La substitut Marlène Borde n’a manifestement pas souhaité enterrer cet inconditionnel de la « beuh », dès lors qu’elle a eu entre les mains les analyses sanguines de l’intéressé prouvant qu’il avait rompu avec ses mauvaises habitudes : « Ce monsieur a reconnu les faits, il a parfaitement coopéré avec les gendarmes et je ne pense pas qu’il ait besoin d’un encadrement. Je requiers donc une amende de 500 euros et la confiscation de l’arme. »
Le président Mourgue est allé dans ce sens en suivant à la lettre les réquisitions du ministère public, précisant même que l’amende serait minorée de 20 % si le condamné s’en acquittait dans un délai de 30 jours.

L’union, le 7 janvier 2010

Source : http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/407057/CHateau_porcien__Auto_production_de_cannabis

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