Note de TDME : Ils titrent leur article par : “Cannabis, la France dit NON”. A croire que leur sondage est vraiment représentatif de 100% des français, les sondages mentent on le sait bien, et plus ils sont commandés par des personnes fortunées, moins ils sont fiables, car plus il y a de chances qu’ils soient bidonnés, vu que quand une haute sphère demande un sondage, il commande les résultats avec… Attention à rester pragmatique et à se méfier toujours d’avantage des outils des riches.

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Cannabis : la France dit non

63 % des Français restent opposés à la dépénalisation du cannabis, selon l’enquête menée par l’Ifop pour « Sud Ouest Dimanche ». Ils étaient 67 % à y être hostiles en 1996.

 Selon l'étude de l'Ifop pour « Sud Ouest Dimanche », la ligne de fracture entre les partisans de la dépénalisation du cannabis et les opposants à cette mesure se situe à 35 ans.  Photo N. L. L.

Selon l’étude de l’Ifop pour « Sud Ouest Dimanche », la ligne de fracture entre les partisans de la dépénalisation du cannabis et les opposants à cette mesure se situe à 35 ans. Photo N. L. L.

Le débat est lancé, mais le tabou ne semble pas levé pour autant. La proposition d’un groupe de députés socialistes emmenés par Daniel Vaillant, ancien ministre de l’Intérieur, d’une « légalisation contrôlée du cannabis » a certes provoqué une avalanche de réactions depuis quelques jours. Elle ne paraît pas, en revanche, avoir accompagné un mouvement de la société française. Ou si peu…

Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour « Sud Ouest Dimanche », 63 % des personnes interrogées ne sont pas favorables à une dépénalisation des drogues douces comme le cannabis. Une large majorité, donc, qui n’a guère bougé depuis 1996. Cette année-là, 67 % des Français se disaient hostiles à cette dépénalisation. Soit une perte de 4 points en quinze ans.

Jeunes contre vieux

36 % des sondés approuvent cependant le principe d’une dépénalisation, contre 26 % en 1996. En fait, ils ont été rejoints par les indécis d’il y a quinze ans. Le débat s’est ainsi encore cristallisé entre les pour et les contre, sans vraiment laisser de place à des positions intermédiaires. Ce clivage s’est particulièrement accentué en fonction de l’âge. Seuls les moins de 35 ans sont majoritairement acquis (51 %) à l’idée de la dépénalisation, alors que les tranches d’âges supérieures y sont toutes largement opposées. Les hommes (43 %) sont également plus favorables que les femmes (30 %) à cet assouplissement.

On retrouve aussi dans les résultats de ce sondage un clivage politique plutôt attendu sur cette question. Les sympathisants de gauche sont nettement plus favorables (48 %) à la dépénalisation que ceux de droite (20 % seulement à l’UMP). En revanche, ceux qui se sentent proches du Parti socialiste sont moins convaincus que les sympathisants du Front de gauche ou des Verts. Une différence d’approche à l’image des réactions très variées entendues au Parti socialiste à la suite de la proposition de Daniel Vaillant.

Martine Aubry et François Hollande ont prudemment estimé que le débat n’était pas tranché, tandis que Manuel Valls, Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg ont clairement exprimé leur désaccord. Du côté des Jeunes Socialistes, en revanche, cette revendication d’une légalisation est portée depuis longtemps. « Il faut qu’un service public gère le commerce et la vente de cette drogue, tout en mettant en place une vraie politique de santé publique. La consommation n’augmentera pas, et cela permettra de lutter contre les trafics », résume Juliette Perchepied, responsable des MJS de Gironde.

À droite, l’hostilité à une telle mesure est en revanche quasi unanimement partagée. Un peu moins chez les Jeunes UMP. « Je n’ai pas de position arrêtée. Mais j’ai la conviction que des peines de prison pour des consommateurs, c’est exagéré par rapport à des faits bien plus graves. La prévention est essentielle, on ne peut pas lutter contre la consommation de drogue uniquement par la sanction », tempère Benoît Grange, responsable adjoint des Jeunes UMP de Gironde.

Des pays voisins tolérants

La France est effectivement l’un des pays d’Europe les plus répressifs envers les usagers. Le cannabis est illégal mais toléré au Royaume-Uni et en Suisse. Et il est toléré ou dépénalisé chez tous nos proches voisins. Aucun ne pratique en revanche la légalisation sous contrôle, préconisée par Daniel Vaillant.

La dépénalisation consiste, face à un interdit, à remplacer une sanction pénale par une beaucoup moins lourde. La légalisation, elle, met en revanche fin à l’interdiction, et c’est l’État qui organise alors la distribution. La France en est loin. La seule dépénalisation est déjà refusée par la population.

Etes-vous favorable à la dépénalisation des drogues douces ?

Oui
44.9 %

Non
50.5 %

Je n’ai pas d’avis tranché
4.7 %

Tags: sondage

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