Scandaleux. A chaque fois que je lis une nouvelle concernant un jardinier en herbe, je tousse fortement, autant dire que je tousse tous les jours avec la politique de répression qui tous les jours s’abat même sur des malades ayant choisit un autre médicament, un qui n’est pas autorisé, plutôt que la morphine de laquelle je suis bien placé pour savoir qu’elle est très addictive, et que quand une personne habitué de cette drogue dure n’a pas sa dose, elle souffre horriblement. Cette morphine, opiacé qui fait si peur, aussi à certains médecins qui ne souhaitent au grand jamais qu’un de leur patient ne soit un jour dépendant de ce produit à cause de leur manque de vigilance, cousin très proche de l’héroïne.

Les personnes atteintes de sclérose en plaques, une maladie douloureuse, longue, contraignante, peuvent se soigner avec du cannabis. Tous ne le font pas, puisque le cannabis est interdit sous sa galénique fumable, mais certains ont trouvé ce truc pour ne plus prendre d’autres anti-douleurs puissants, ou en prendre moins en tout cas. Et ces personnes sont hors la loi, cette loi qu’on savait depuis longtemps obsolète ; à une époque déjà, pour faire respecter la version française de 70 des lois sur les drogues, on a enfermé des militants, c’est ce qui se passe encore de nos jours avec Christian Vannier en France, Bernard Rappaz en Suisse, Marc Emery au Canada et aux USA, Dana Beal aux USA ; la limite est franchie chaque fois qu’une injustice en matière de stups est commise.

Il y a peu c’est un autre militant qui a été finalement libéré par le gouvernement marocain sous la pression du peuple et d’associations dont Cannabis Sans Frontières, c’est Chakib Al Khayari un militant des droits de l’homme, alors qu’il avait été enfermé pour le bâillonner : il dénonçait les étroits rapports des politiciens marocains avec le trafic de drogue… L’État français il y a peu a enfermé Christian Vannier, un militant plus vraiment dans son premier âge, au terme de procès. On l’accusait d’avoir ouvert un “Cannabistrot”, pour les consommateurs. Comprendre ici qu’on a enfermé une personne pour avoir ouvert une salle de consommation (à moindres risques ? Pas forcément mais on peut voir ça comme ça). Ça vous rappelle rien ça ? Dakta Green en Nouvelle Zélande et son Daktory… Comme ce malade de la sclérose en plaque qui avait décidé de faire pousser quelques plants de cannabis pour se soigner, ces militants sont des personnes qui ne font aucun mal, ils feraient plutôt le bien ; même si ce malade ne “militait” pas vraiment, l’histoire ne le dit pas, il participe à la contestation par sa désobéissance civile à des lois régissant la production, la possession, la consommation de cannabis, et peut-être même la cession pourquoi pas, s’il a fait essayer un ami atteint de la SEP… ou simplement dépanné un pote…

Honte aux juges qui condamnent même avec clémence comme ils disent certaines fois comme un peu pour se déculpabiliser… Honte aux procureurs qui élèvent les accusations, qui diabolisent les choses afin d’ériger le condamné en un criminel en puissance… Honte à ce système qui ne sait pas reconnaître ses Gandhis, et qui les enferme afin qu’on ne les entendent pas trop. Le cannabis est non seulement un bienfait mais aussi générateur de jalousies telles qu’elles vont jusqu’à agir à l’encontre du bien-être national, s’il peut y avoir un bien-être national, puisque je ne crois pas, et ce dont je viens de parler y participe fortement, à la Nation. Disons que je n’y crois plus, si un jour j’ai pu y croire, et ce sont des actualités comme celle là qui font en sorte de me pousser vers la militance active, vers la désobéissance à la loi, vers le combat, toujours le combat, un combat non violent, amer de colère. Joignez ce combat qui se fera avec le cannabis de toutes les façons. Peut être par le cannabis. La rébellion est juste quand on se lève contre un système qui ne considère pas ses éléments de la même manière, un système qui veut clairement se représenter celui de l’argent, un système qui tente d’abattre les plus forts de ses arbres, et qui parfois y arrive… Mais la forêt est derrière. La forêt c’est nous. Même les plus petits des arbres deviennent un jour des grands chênes, plus difficiles à tourmenter.

http://www.dna.fr/fr/fil-info/info/5793666-Strasbourg-Justice-Un-malade-juge-pour-avoir-attenue-ses-douleurs-avec-du-cannabis

Tags: condamnation, malade, maladie, sclérose en plaques, TGI de Strasbourg

| Fil RSS des commentaires pour ce billet

Les commentaires sont clos.