Nördik Impakt, ça vous dit quelque chose ? Moi non, donc après une toute ch’tite recherche sur google, me voilà renseigné… 13e festival de rencontres des cultures électroniques à Caen, (site officiel) une aubaine pour les hordes de keufs toujours à l’affût des rencontres où se réunissent des jeunes en majorité, tant qu’à faire, des jeunes marginaux, alors quand on parle de “culture électronique” on a tout de suite un déclic… Tekno! Et tekno égale guedro! Même si c’est pas du tout évident, mais alors pas du tout.

Un canard local n’ayant rien sous la main à se barboter s’est fait le défenseur des roussins. Tendance Ouest publie le 8 octobre 2011 un fait divers qui ressemble fort à une scène où un clébard renifle le fion de ses semblables. Les semblables c’est 8 personnes contrôlées avec quelques grammes de cannabis sur eux.

Le journal parle donc d’interpellations par des pandores fiers de leur connerie, de “procédures simplifiées”. Comprendre ici que les personnes ont été relâchées, mais qu’elles ont été relâchées au terme d’une garde à vue qui a pu être très longue : 96 heures renouvelables, c’est le tarif pour du stup, puisque la longueur de la GAV reste le fruit de la décision du magistrat et de l’OPJ qui s’occupent en choeur de ces affaires très graves voyez-vous… Et quand on se fait attraper dans la soirée par exemple, même en début de soirée, ou en week-end, ben comme les magistrats ne bossent que 4 heures par jour, les intéressés risquent donc d’être logés et nourris – avec des aliments périmés le plus souvent, et ça c’est du vécu et pas qu’une fois! – aux frais de la princesse, le temps que l’OPJ (ou le magistrat de l’autre côté du téléphone) décide enfin à décrocher le combiné et s’occuper de libérer les détenus en question. Donc on sait ce n’est pas un secret, que la garde à vue est une suppression des droits les plus élémentaires et mettra dans le même panier des simples consommateurs et des violeurs d’enfants. On sait aussi que le fait de consommer est un délit sans victime. Mais ça ne vaut que…

Trois paragraphes (petits). C’est l’ensemble de ce que ça vaut donc pour le torchon local sus-cité. En parler pour qui ? Pour les gros cons de bourgeois qui, bien éduqués par de nombreuses années de diabolisation et de mensonges éhontés à propos de la drogue en générale, s’indignent voyez-vous, qui s’indignent au son de la trompette médiatique : Des fumeurs de cannabis ont ENCORE été attrapés! On en finira donc jamais avec cette drogue super dangereuse puisqu’elle est la moins dangereuses de toutes, et que par ce fait elle est prisée par nos jeunes qui vont aller se schizophréniser dans la joie et la bonne humeur, dans les rires et les états comateux, les passages de oinjs… En parler pour qui ? Pas pour les fumeurs en tout cas, ou alors pourquoi ? Pour leur faire peur ? Mais ça ne fonctionne pas mon bon monsieur, et ça aussi on le sait, d’ailleurs depuis de nombreuses années.

Alors d’habitude quand on se rend compte qu’une chose ne fonctionne pas, on cherche à trouver la faille pour arranger ça, on change de façon de s’occuper des choses et on finit par trouver LA bonne. Non, là c’est des stups tabous dont on parle, alors on ne change rien, la loi ne fonctionne pas et les consommateurs, les revendeurs et les fabricants se multiplient au fil du temps. Et c’est finalement très pratique pour certains…

Chaque GAV, pour le ministère, c’est une affaire élucidée, on confisque le produit du consommateur et on inclut ça dans les sondages. Bon, que le consommateur une fois libre va courir s’en racheter, encore une chose qu’on sait parfaitement, mais on évite bien de le dire, et puis de toutes façons pas de panique : ça ne compte heureusement pas dans les sondages. Non, ce qui importe ici c’est les chiffres, car ceux-là, notre cher nain président de la république les ressort de temps à autres pour prouver en quelques sortes qu’il fait du bon boulot contre la délinquance (sans victime rappelez-vous…).

Cela s’appelle de l’hypocrisie, du mensonge, de l’interprétation mensongère, tout ce que vous voulez, mais l’analyse de leurs méthodes voyez-vous, ce n’est pas le travail du contribuable, car lui se contente (ou se contentait, dans le temps) d’applaudir quand il faut, et de huer d’autres fois. Seulement de nos jours (et ça aussi ça fait bien chier nos élites), grâce à l’accès gratuit et pour toute personne à la culture et à l’information, grâce à la possibilité qu’offre internet à toute personne de témoigner de ce qui lui est arrivé, grâce aux informations apportées par quelques fonctionnaires (et travailleurs privés) fatigués d’être pris pour des marionnettes bien malléables, on peut tout savoir. Avant, (comprendre ici “avant la vulgarisation de l’usage de l’informatique et d’internet”) on ne pouvait se fier qu’aux journaux officiels, qu’à la télévision et aux radios toujours officielles, qui étaient bien contrôlées par un gros CSA sévère, aux ordres de l’autorité. Oh des radios libres et des diffusions de journaux amateurs ont bien vu le jour, mais tout a été écrasé avant (ou pendant) que ça n’ait trop de succès…

Donc aujourd’hui tout se sait ; avant, ne passait que ce que le tamis CSA ne laissait passer. C’est la raison pour laquelle n’arrive qu’aujourd’hui des informations comme celle du rapport de la Commission globale sur la politique des drogues (pdf, 24 pages en français) qui annonce clairement que les 50 années de guerre active et mondiale aux drogues, est perdue (s’il faut parler de gagner et de perdre… ce qui à mon sens est déplacé mais passons) et qu’il faut envisager une suite toute autre. Si on se rappelle un peu, c’est ce que les militants (comme ceux du CIRC) ont toujours hurlé de parts et autres, à qui voulait bien les entendre. Raillés de toutes parts, et pas que par les prohibitionnistes, mais aussi et c’est là une chose qui me laisse un gout amer de colère, même par des fumeurs dont beaucoup avaient très certainement commencé trop tôt dans leur vie à consommer, et qui de ce fait consommaient sans aucune philosophie, juste pour “se défoncer”. Raillés parce que selon certains individus, (qui ont pourtant les mêmes problèmes que ces militants dont je parle, ils se font contrôler, voler leur produit par la police, condamner, enfermer, etc…) leur combat n’aurait jamais mené nulle part. Et pourtant…

Pourquoi si peu de fumeurs (pour ne parler que d’eux) ne souhaitent se mouiller un peu pour défendre leurs droits ? Parce que ce sont des poltrons, des hypocrites qui ne veulent surtout pas se faire griller, donc ASSUMER leurs actes, celui en l’occurrence de consommer tout ce qu’ils souhaitent sans avoir à rendre de compte à qui que ce soit. Ces sortes de collabos, de traîtres inactifs, sont tellement à fond dans toutes les conneries qu’on leur a inculqués depuis l’enfance (fumer c’est mal) qu’ils finissent par y croire (ou y croyaient depuis le départ)… C’est étonnant car ces gens consomment, mais ils se complaisent dans l’idée que c’est mal. C’est très pratique d’un certain point de vue, mais c’est aussi et surtout très stupide.

C’est pourquoi je vous invite, et je continuerai, à rejoindre le combat cannabique. On est quelques uns à vouloir changer les choses et à pouvoir permettre à n’importe qui, de consommer ce qu’il veut, permettre à n’importe qui de le faire dans les meilleures conditions possible.

Par exemple pour le cannabis, la meilleure manière de le consommer est de le faire pousser soi-même pour s’éviter la culpabilité de donner son argent à des gens qui le donneront à des gens encore moins scrupuleux, pour que cet argent finisse dans la poche de mafieux qui eux, n’hésitent pas à sortir les armes et à tirer sur des innocents, qui aussi sont souvent complice de politiciens en place, qui même parfois sont les dits politiciens en place… Le faire pousser pour aussi éviter de fumer de la merde, etc… les raisons peuvent être nombreuses.

Donc rejoignez le combat, commencez tout doucement par des gestes de tous les jours, comme revendiquer auprès de vos proches, apportez leur des documents, prouvez votre bonne foi. On arrivera certainement à un moment où il n’y aura plus besoin de prouver quoi que ce soit, car tout le monde saura alors ce qui est vraiment bien ou mal, mais pour le moment, on se doit de faire front à l’Etat répressif et menteur, et de rattraper leurs bourrages de crânes en commençant par ceux qui gravitent autour de nous. Le plus gros risque c’est de se faire balancer par ses propres parents, ou par sa/son propre compagne/compagnon, mais d’un autre point de vue, si ça se passe comme ça, ça montre simplement à qui faire ou ne pas faire confiance…

Pour qu’on ait plus ce genre d’article puant dans la presse, il faudra que ça passe aussi par vous, alors rejoignez-nous et battez-vous pour vos droits.

Fight for your rights, get up for them.

Tags: contrôle, festival, musique électronique, Nördik Impakt, police, possession

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