Darius Pridgen, éminent citoyen américain qui fait aussi partie du Conseil de la ville de Buffalo (NY), a juré leur perte, mais ils ne sont aromatisés qu’à la pomme…
Certes ils représentent, dans leur simple forme, la célèbre feuille au demeurant naturelle, et c’est justement ce petit détail qui froisse notre compère, Darius, ainsi que ses copains. Il a juré qu’on ne les verrai bientôt plus dans les rayons des magasins, ce qui fait plutôt sourire leur fabriquant Andrew Kalan qui doit y voir là une publicité gratuite! Et il a bien raison, car grâce à notre pote Darius, c’est toute la planète qui va en vouloir, des Rings Pots! Ou des Pothead Lolypops, ils vont bien leur trouver un nom qui fait plus européen… Pour l’exportation…

Les Ring Pots gros format par paquet de trois (tétine à sucer au goût de pomme)

A trop vouloir chasser le diable, on finit par passer involontairement un pacte avec lui, c’est un peu un dicton inventé pour l’occasion, mais c’est ce qui se passe réellement, car sur cette affaire portée au public par notre cher Darius, la presse s’est jetée comme une bête, s’en est nourrie, en utilisant (la sémantique est toujours importante quand on peut espérer toucher des millions de personnes) des mots tels que InconscienceIgnoranceIrresponsabilité, et pour désigner les pas contents : “Activisme”… Oui des activistes, les autres, ceux qui sont dangereux et grâce à qui le cannabis est toujours aussi diabolisé de toute part, grâce aussi à qui on continue à mentir à la population pour lui faire croire à une dangerosité inexistante dans la réalité, comparant le cannabis en terme de dangers et finalité de santé à des drogues telles que la cocaïne, l’héroïne… Ceux qui continuent à croire en leur gourou Harry J. Anslinger, précurseur aux States de cette diabolisation. Vous pouvez d’ailleurs avoir plus d’information sur ce personnage sur sa page wikipedia (en français)… Mais pour la petite histoire, cet homme à partir des années 1920 est parti en croisades contre le cannabis, en usant de tous les moyens de propagande qui étaient de mise à l’époque, et incrustant dans les esprits des idées aussi dingues que de lier consommation de cannabis et meurtre frénétique ; et ces idées sont tenaces, 90 ans après il reste encore des personnes pour oser affirmer (sans preuves) que le cannabis rendrait fou, et peut amener un homme à tuer ses proches. On en a vu d’ailleurs des traces dans la presse très récemment, avec un jeune homme qui aurait tué ses parents pour une sombre histoire de cannabis. Et la presse n’a surtout pas oublié de parler de la consommation de cannabis du jeune parenticide, faisant bien plus que suggérer le rapprochement. Et les prohibitionnistes s’en sont bien évidemment servi, cette affaire singulière tombant comme un cadeau divin pour relancer encore ce vieux propos absurde. On ne va pas refaire l’histoire, mais on oublie un peu facilement que le fait qu’une personne ait fumé avant de faire telle ou telle connerie n’implique pas que ça en soit la cause. Corrélation n’implique pas causalité. Pour moi que cette personne ait fumé n’a pas plus d’importance que si elle avait mangé des nouilles.

Car c’est vraiment de ça dont parlent tout le temps les prohibitionnistes : la criminalité qu’entraîne le cannabis. Sauf que là encore tout est une question d’interprétation : c’est l’acharnement des USA à ne pas légaliser ce qu’ils vont finir par légaliser tôt ou tard, qui maintient le statu quo et qui permet aux mafieux, aux cartels, de continuer à profiter du cannabis en tant qu’un de leur business préféré. Si l’Etat décidait enfin d’agir dans le bon sens, ces “activistes” du dimanche n’auraient plus de cheval de bataille, et retirez leur leur cannabis maudit, ils pourraient enfin d’avantage se concentrer sur ce qui est vraiment dangereux, pensez-vous… Mais ils ne veulent surtout pas ça, car en réalité, ils l’aiment le cannabis, la marijuana. Oui à ce niveau là, c’est du domaine de l’amour qu’ils puissent être si fascinés que ça par cette plante. On a au moins ça en commun.

Bref, cette histoire de bonbons, il faut que ça aille le plus loin possible, il faut qu’il y ait des longs procès, des histoires de consommateurs (de bonbons à la pomme) arrêtés et délestés (de leurs bonbons), il faut que l’absurde devienne plus qu’absurde, le monde entier verra alors ces “activistes” sous leur vrai visage : des idiots, vraiment dangereux, qui n’hésitent pas à enfermer des vrais activistes, comme Dana Beal, pour assouvir leurs fantasmes d’un monde sans drogue, aseptisé et immaculé. Pour assouvir leurs idées sordides basées sur de vieux (mais pieux) mensonges dont on leur a cent fois démontré la fausseté, mais je ne sais pas moi par fierté ils continuent dans l’erreur… Je ne sais pas ce qui peut pousser une personne à se fourvoyer tant que ça, à faire le mal tout autour d’elle en hurlant qu’elle fait le bien…

Bref : Vive les bonbons à l’effigie de feuilles de cannabis, qui n’est qu’une plante naturelle que la Terre portait déjà bien avant que l’arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-(je peux continuer longtemps comme ça et vive itou les copier/coller)-grand-père d’un de ces tartufes ne soit né. Vive la liberté! Et vive le combat vraiment sain pour l’amélioration du quotidien des centaines de millions de fumeurs de par le monde…

Tant qu’il y aura des empêcheurs de vivre en rond ou en carré, il y aura des militants pour les combattre et faire valoir leurs droits naturels, dont beaucoup sont bafoués par l’absurdité des lois qui souvent même se contredisent tellement y en a!

Cynoque pour TDME

Tags: Andrew Kalan, bonbon, Buffalo, Darius Pridgen, feuille de cannabis, lobby, New-York, usa

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