Un article du Matin.ma, site marocain de nouvelles, en français. Qui nous parle d’une nette diminution des terres cultivées. Le kif a du souci à se faire. Les Narcos ne seront pas inquiétés. Ils ont d’autres business.

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Réduction sensible des terres cultivées

Pour un revirement de situation, c’en est un. C’est la première fois que l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), relevant de l’ONU, ne cite pas le Maroc comme le premier producteur de résine de cannabis dans le monde. Son tout récent rapport concernant l’année 2009, reconnaît les efforts déployés par le Royaume ayant abouti à réduire la superficie de culture du cannabis de 55%.

Celle-ci est, donc, passée de 134.000 hectares en 2003 à moins de 60.000 hectares en 2008 et en attendant les derniers résultats de 2009 l’on peut estimer qu’une dizaine de milliers d’hectares supplémentaires auraient bénéficié de reconversion.
En tout cas, ce fut le souhait et même l’intention du gouvernement à multiplier les interventions pour grignoter davantage dans les périmètres de cette culture illicite.
A en juger même par cette nouvelle politique transversale qui met à contribution plusieurs départements à la fois.

L’on se rappelle tous des efforts consentis dans le tourisme rural au nord lorsque plusieurs petits cultivateurs de cannabis se sont vite enthousiasmés pour une reconversion que l’on jugeait improbable, mais qui a été positivement accueillie. Plus encore, l’arboriculture peut même être plus rentable à condition que l’accompagnement nécessaire soit au rendez-vous. C’est aussi un fait que plus personne ne peut ignorer, l’impact économique et social de la culture du cannabis au niveau de la région est quasiment nul.
Car au bout de la chaîne, c’est le trafiquant qui en tire profit. Le cultivateur, lui, résigné au dictat des dealers, vivote avec des miettes. Sans perdre de vue l’impact écologique puisque le cannabis est une herbe qui se propage au détriment de la forêt.

Sur le registre procédural, le rapport de l’agence onusienne indique que le Maroc s’est acquitté des obligations qui lui incombent en matière de notification en vertu des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues.
En effet, la coopération entre le Maroc et l’OICS a atteint une certaine maturité dans la mesure où le pays soumet régulièrement des informations statistiques sur les mouvements illicites de stupéfiants, de substances psychotropes et de précurseurs. Sont également transmises, des informations supplémentaires, y compris des données statistiques sur les saisies de drogues, les arrestations et les poursuites engagées. La transparence étant l’expression même de cette volonté politique sans compromis d’en découdre avec ce point noir qui entache l’image du Royaume.

La présidente de l’OCIS, Sevil Atasoy et la délégation qui l’a accompagnée l’auront constaté de visu durant la visite effectuée du 8 au 11 décembre 2009 au Maroc. Ils se sont enquis de la bonne mise en œuvre des conventions internationales de lutte contre les stupéfiants et ont évalué les efforts déployés par les autorités marocaines en la matière. Résultat, le rapport salue la stratégie nationale de contrôle des drogues.
Celle-ci repose sur l’interdiction, l’éradication, la coopération internationale et la réduction de la demande. Comme l’a si bien expliqué dans une interview accordée au “Matin”, Khalid Zerouali, gouverneur, directeur de La migration et de la surveillance des frontières, a confié qu’il faut travailler avec le trafiquant selon la logique du commerçant en réduisant la marge du profit. L’étau se resserrant de plus en plus, le Maroc devient ainsi risqué et ne présente plus de marges de manoeuvre.

Du coup, les dealers face à un contrôle draconien des frontières marocaines se rabattent de plus en plus sur d’autres pays. Durant l’année 2007, ayant senti qu’il y avait une tentative des trafiquants d’utiliser le Maroc comme un pays de transit, les pouvoirs publics ont renforcé les moyens de contrôle et réduit de 90% ce passage par le territoire national.
Toutes ces actions combinées ont fini par changer la perception de l’image du Royaume à l’international.
Il y a quelques années, plus de 30% des pays citaient le Maroc comme étant lié au cannabis. Aujourd’hui, ce chiffre est passé à moins de 18%.

Une enquête en 2010

Fort de ses acquis et plus à l’aise sur un sujet combien même dérangeant, le Maroc a prévu de réaliser, en coopération avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), une enquête en 2010 pour faire le point sur les cultures illicites de cannabis. Parallèlement à cela, le dernier rapport de l’OICS se félicite des mesures prises par le Maroc et l’encourage à redoubler les efforts dans le domaine de l’éradication, de la mise en place des moyens de subsistance alternatifs et de l’organisation des campagnes de sensibilisation, et ce pour consolider les résultats déjà obtenus.

Par ailleurs, le rapport fait état des initiatives de renforcement des capacités lancées au Maroc pour faire face de manière globale à l’abus des drogues et au VIH/SIDA. Et ce, notamment, grâce à des campagnes de sensibilisation sur le terrain s’adressant aux toxicomanes, des services de prévention de l’abus de drogues et des services de traitement des toxicomanes, y compris parmi les détenus.

LeMatin.Ma, le 4 fév 2010

Source : http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=127446

Réduction sensible des terres cultivées
Publié le : 04.02.2010 | 15h16
Pour un revirement de situation, c’en est un. C’est la première fois que l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), relevant de l’ONU, ne cite pas le Maroc comme le premier producteur de résine de cannabis dans le monde. Son tout récent rapport concernant l’année 2009, reconnaît les efforts déployés par le Royaume ayant abouti à réduire la superficie de culture du cannabis de 55%.
Celle-ci est, donc, passée de 134.000 hectares en 2003 à moins de 60.000 hectares en 2008 et en attendant les derniers résultats de 2009 l’on peut estimer qu’une dizaine de milliers d’hectares supplémentaires auraient bénéficié de reconversion.
En tout cas, ce fut le souhait et même l’intention du gouvernement à multiplier les interventions pour grignoter davantage dans les périmètres de cette culture illicite.
A en juger même par cette nouvelle politique transversale qui met à contribution plusieurs départements à la fois.

L’on se rappelle tous des efforts consentis dans le tourisme rural au nord lorsque plusieurs petits cultivateurs de cannabis se sont vite enthousiasmés pour une reconversion que l’on jugeait improbable, mais qui a été positivement accueillie. Plus encore, l’arboriculture peut même être plus rentable à condition que l’accompagnement nécessaire soit au rendez-vous. C’est aussi un fait que plus personne ne peut ignorer, l’impact économique et social de la culture du cannabis au niveau de la région est quasiment nul.
Car au bout de la chaîne, c’est le trafiquant qui en tire profit. Le cultivateur, lui, résigné au dictat des dealers, vivote avec des miettes. Sans perdre de vue l’impact écologique puisque le cannabis est une herbe qui se propage au détriment de la forêt.

Sur le registre procédural, le rapport de l’agence onusienne indique que le Maroc s’est acquitté des obligations qui lui incombent en matière de notification en vertu des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues.
En effet, la coopération entre le Maroc et l’OICS a atteint une certaine maturité dans la mesure où le pays soumet régulièrement des informations statistiques sur les mouvements illicites de stupéfiants, de substances psychotropes et de précurseurs. Sont également transmises, des informations supplémentaires, y compris des données statistiques sur les saisies de drogues, les arrestations et les poursuites engagées. La transparence étant l’expression même de cette volonté politique sans compromis d’en découdre avec ce point noir qui entache l’image du Royaume.

La présidente de l’OCIS, Sevil Atasoy et la délégation qui l’a accompagnée l’auront constaté de visu durant la visite effectuée du 8 au 11 décembre 2009 au Maroc. Ils se sont enquis de la bonne mise en œuvre des conventions internationales de lutte contre les stupéfiants et ont évalué les efforts déployés par les autorités marocaines en la matière. Résultat, le rapport salue la stratégie nationale de contrôle des drogues.
Celle-ci repose sur l’interdiction, l’éradication, la coopération internationale et la réduction de la demande. Comme l’a si bien expliqué dans une interview accordée au “Matin”, Khalid Zerouali, gouverneur, directeur de La migration et de la surveillance des frontières, a confié qu’il faut travailler avec le trafiquant selon la logique du commerçant en réduisant la marge du profit. L’étau se resserrant de plus en plus, le Maroc devient ainsi risqué et ne présente plus de marges de manoeuvre.

Du coup, les dealers face à un contrôle draconien des frontières marocaines se rabattent de plus en plus sur d’autres pays. Durant l’année 2007, ayant senti qu’il y avait une tentative des trafiquants d’utiliser le Maroc comme un pays de transit, les pouvoirs publics ont renforcé les moyens de contrôle et réduit de 90% ce passage par le territoire national.
Toutes ces actions combinées ont fini par changer la perception de l’image du Royaume à l’international.
Il y a quelques années, plus de 30% des pays citaient le Maroc comme étant lié au cannabis. Aujourd’hui, ce chiffre est passé à moins de 18%.

Une enquête en 2010

Fort de ses acquis et plus à l’aise sur un sujet combien même dérangeant, le Maroc a prévu de réaliser, en coopération avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), une enquête en 2010 pour faire le point sur les cultures illicites de cannabis. Parallèlement à cela, le dernier rapport de l’OICS se félicite des mesures prises par le Maroc et l’encourage à redoubler les efforts dans le domaine de l’éradication, de la mise en place des moyens de subsistance alternatifs et de l’organisation des campagnes de sensibilisation, et ce pour consolider les résultats déjà obtenus.

Par ailleurs, le rapport fait état des initiatives de renforcement des capacités lancées au Maroc pour faire face de manière globale à l’abus des drogues et au VIH/SIDA. Et ce, notamment, grâce à des campagnes de sensibilisation sur le terrain s’adressant aux toxicomanes, des services de prévention de l’abus de drogues et des services de traitement des toxicomanes, y compris parmi les détenus.

Tags: actualité, culture outdoor, destruction, maroc

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