Et encore un ! Encore un cannabiculteur volé par les gendarmes ! Cette fois c’est à Caux, que la brigade de Pézenas est intervenue, comme d’ailleurs l’année dernière où la presse s’était empressée de présenter les deux cannabiculteurs d’alors comme des gros méchants ; pourtant la juste vérité est toute autre… La faute en revient à des lois stupides, interdisant des plantes naturelles, et poussant les jardiniers vers des méthodes plus traditionnelles pour se fournir en cannabis : le deal de rue. Faut croire que ça arrangeait pas quelqu’un que l’argent de ces adeptes de l’auto-production n’aille plus dans les poches de mafieux barons de la drogue…

A Caux donc, un homme de 50 ans, suite à des plaintes obscures de ses voisins, a été visité par les militaires en bleu, le 9 octobre 2011. Cet homme avait du matériel spécial pousse en intérieur, et produisait pour sa consommation, du cannabis.

Ça ne fait de mal à personne, il n’y a aucune victime, mais c’est interdit. Un peu comme le fait de faire soi-même pousser son propre tabac, c’est interdit car l’auto-producteur n’est plus dépendant de l’état pour se fournir en cigarettes, en tabac, c’est donc un manque à gagner alors on interdit. Ici c’est à peu près du même tonneau. Les raisons de cette interdictions ne tiennent plus puisque tous les jours, sont démontrés les bienfaits du cannabis, mais ça reste interdit, et tant que personne ne se décidera à rattraper les 40 années de mensonges et diabolisation à propos de ce produit, les esprits de nombreux citoyens resteront fermés, resteront bloqués sur ce qu’on leur a toujours répété depuis 1970 (et avant) : fumer c’est mal… Ca attaque le cerveau (FAUX), ça tue par overdose (FAUX), ça rend accro (FAUX), ça rend schizo (FAUX), etc, etc… les arguments mensongers n’ont pas manqués. Ce qui est vraiment triste c’est que des millions de personnes ont été éduqués comme ça, par de la propagande mensongère, par des affirmations non prouvées qui s’avèrent par la suite être totalement fausses lorsque les recherches aboutissent. Ce qui est vraiment triste c’est que sous les traces de ces années de politique de la peur, les cicatrices restent et resteront toujours ; on voit ainsi des parents qui s’effondrent littéralement quand ils voient leurs rejetons fumer des joints, pensant que c’est très très grave alors qu’il n’en est rien.

L’homme dont l’article de presse (Midi-Libre) parle est convoqué le 24 janvier prochain (2012). Il sera jugé pour avoir produit de l’herbe. Non content d’avoir détruit sa récolte, volé son matériel de pousse (là j’imagine car l’article ne le dit pas, mais c’est généralement comme ça que ça se passe surtout quand le matériel est neuf ou en très bon état), il sera en plus jugé pour avoir simplement enfreint une loi obsolète, inutile, injuste et basée sur des mensonges, une loi qui a été le point de départ et la raison d’une guerre que même l’ONU annonce comme perdue, avec comme directives de changer de politique (1). On espère qu’il sera relaxé, sans trop d’espoir, puisque les juges généralement ne se tiennent pas trop au courant de l’actualité, et que les procureurs et avocats se font les défenseurs de cette loi dont je parle ci-dessus, la loi de 1970 sur les stupéfiants.

Il n’est pas tout seul, et je tiens personnellement à faire remarquer qu’on est des milliers à être touché par l’injustice dont il est victime. Il n’est pas tout seul et on est des milliers à enfreindre cette loi consciemment, à pratiquer la désobéissance civile pour des raisons politiques. Il n’est pas tout seul et nous sommes des milliers à désirer auto-produire notre cannabis, pour enrayer le deal, les prix prohibitifs pratiqués par des dealers sans trop de scrupules pour beaucoup, pour sortir de cette logique d’offre et de demande commerciale pour un produit qui de toutes façons continuera à exister et à se vendre, sous le manteau tant que l’état n’aura pas décidé de prendre le taureau par les cornes, tant que les pouvoirs publics continueront à taper dans le répressif pour un produit, je le répète, inoffensif.

Où est le crime quand on plante une graine dans la terre, quand une plante pousse tout à fait naturellement grâce au soleil (réel ou factice pour les lampes) et à l’eau ? Où est le crime quand des personnes choisissent de se détendre ainsi plutôt qu’en utilisant d’autres méthodes, légales, mais nuisibles pour la santé et qui plus est qui enrichissent des laboratoires pharmaceutiques ? Qui sont-ils pour décider à notre place de ce qui est bon ou mauvais pour nous ? Qui sont-ils pour obliger des personnes à prendre des opiacés plutôt que du cannabis pour soulager leurs douleurs ? Réponse : des autorités qui sous couvert de bonnes intentions dont l’enfer est pavé, dépensent l’argent du contribuable pour faire du chiffre avec des cannabiculteurs ou des simples consommateurs de shit, au lieu de se pencher sur les véritables ennemis du peuple, les gros poissons.

Le discours reste le même. Défendons nos droits de consommer ce qu’on veut. Participons à la restitution de la place de cette plante, le cannabis. Une plante aux mille vertus, dont celle de détendre, de calmer, de rendre l’appétit et de faire dormir (entre autres), sans aucune autre dépendance que psychologique et légère. Souvent d’ailleurs qui n’est que le prétexte à flémarder et à se laisser aller dans une période où la personne a souvent vraiment besoin de quelque chose derrière quoi se cacher afin de ne pas voir la réalité.

Fight for your rights.

(1) La Commission Globale sur les Politiques des Drogues (anglais)

Tags: caux, culture indoor, gendarmes, loi de 1970, pézenas, saisie

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