Comme d’habitude la presse prohibitionniste se distingue par la stupidité de ce qu’elle essaye de faire passer, c’est pas étonnant, révoltant mais pas étonnant. Réagissant au titre de leur article :

« À peine majeur, il faisait pousser des plans de cannabis dans sa chambre »

J’ai envie dans un premier temps de me moquer cyniquement (Aaah bonnn?? A peine majeuuur? A ba merde alors!), puis de dire : “Et alors ? Il avait bien raison! Et sa mère n’est autre qu’une grosse balance assistée qui jette son propre fils dans les mailles des lois arriérées en matière de cannabis”. Et puis je lis l’article, et là je confirme : l’auteur se prend vraiment pour un romancier qui a eu la révélation de l’année et qui pense détenir l’affaire du siècle…

« Mais sans doute était-ce aussi pour elle une façon de mettre un terme à une situation anormale. Car elle savait ce que les fonctionnaires allaient découvrir dans la chambre du fiston : onze pieds de cannabis douillettement installés dans une serre artisanale. »

Qué situation anormale ? Anormale pour qui déjà ? Certainement pas pour moi et pour tous les militants pour la légalisation de ce qu’uniquement les gens qui n’y connaissent rien à rien continuent à considérer comme une gangrène, comme un fléau. La situation anormale c’est de voir des crétins de journalistes prohibos qui ont tellement rien à se coller sous la dent qu’ils vont aller renifler le cul des cannabiculteurs et de leurs problèmes. La situation anormale c’est de voir l’immobilisme des idées arrêtées de presque tous ceux qui sont sensé nous représenter en politique, nous les citoyens, qu’on fume ou qu’on vende du shit n’enlève rien au fait qu’on reste des citoyens, et que ça ils ont facilement tendance à l’oublier!

« Il a été placé en garde à vue. Le tout jeune majeur a expliqué, au cours de son audition par la brigade de sûreté urbaine, qu’il ne voulait « pas fumer de la m… » et qu’il ne voulait « pas y mettre trop d’argent ».

Et qui a quelque chose à redire à ça ?  Ca fait des années, trop longtemps, que l’état, les états cherchent à mettre un terme au trafic qu’ils jugent (sans nous demander nos avis) néfastes. Mais ces trafics sont devenus néfastes parce que justement, ces états ont laissé le statu quo s’installer bien confortablement, ont laissé ce business à des gens sans trop de scrupules en faisant croire à une partie de la population que c’est pour leur bien, alors que tout ce que ça a réussit à faire, c’est faire augmenter le nombre de fumeurs, de vendeurs, laisser la confiance s’installer dans la tête des grossistes-coupeurs-de-shit-pseudo-mafieux mais aussi les vrais mafieux, laisser s’installer des coins de “deal sauvage”, et tout ça au nez et à la moustache des pandores désabusés et dégoûtés!

Alors quand je dis moi même que j’en ai marre de fumer de la merde (oui je ne prend pas de gants moi, je parle pas pour une partie, offusquée pour un rien, du peuple, et j’appelle un chat un chat), qu’un jeune dit ça à la police, ça ne passe pas, mais bon sang quand est-ce que ces crétins de prohibitionnistes vont enfin retirer leurs oeillères et assumer leurs responsabilités ? Car la société en est là ou elle est avec le cannabis à cause d’eux! De leur acharnement à ne pas vouloir voir les choses telles qu’elles sont et à vivre dans leurs illusions, espoirs impossibles d’un monde sans drogues. Et nous, qui sommes aujourd’hui des millions de fumeurs, on est traité comme de la chair à canon, des parias à bannir, à enfermer, et on en a marre de cette non considération, de cette situation. On existe et on est de plus en plus nombreux. Il serait temps de prendre en compte cette existence et de faire avec parce que de toutes façons il va le falloir, on va pas disparaître du jour au lendemain! Et nous les militants,  ils pourront pas se débarrasser de nous comme ça! On est pire que du velcro!! Et qui plus est on a des raisons justes et droites pour revendiquer ce qu’on revendique : le droit de consommer ce qu’on désire consommer sans être sans cesse emmerdés, infantilisés, sans qu’on essaye tout le temps de nous faire culpabiliser.

Les prohbitionnistes se cachent aussi derrières leurs enfants pour faire croire au monde qu’ils sont bien intentionnés. Quand un mensonge est assez bien ficelé, même son instigateur finit par y croire. Alors je dis et je répète : arrêtez de prendre vos, nos enfants, comme prétexte pour vos idées liberticides! Si la rue en est là ou elle est, je répète, si les cités sont dangereuses, c’est à cause d’une situation que les prohibos ont laissé s’installer petit à petit tout en continuant à cracher sur les mêmes personnes, les méchants vilains trafiquants, et leurs clients! Si la violence en est à son apogée dans certaines banlieues de France, c’est à cause de la prohibition et des prohibitionnistes en très très grande partie. Et il est temps que ça change, et il est temps que toutes les personnes qui sont manipulées par les plus grands des manipulateurs, menteurs, diabolisateurs, dramaturges en pagaille, ouvrent leurs yeux. La vérité n’est pas là où on nous la montre. Ce serait trop facile.

Puis je descend la page et je regarde les commentaires. Aaaah les commentaires, voilà bien une chose qu’internet a révolutionné au niveau de la possibilité d’expression qu’a le petit peuple aujourd’hui et qu’il n’avait pas avant… Hélas pour ce qui est des “grands” sites des journaux connus,  la censure y est bien plus répressive que dans la vie et il n’y a jamais de procès, jamais moyen de contester cette censure quand on la subit et qu’on était pourtant certain de la perspicacité de ce qu’on avait dit. A la poubelle quand même. Par contre quand ces commentaires vont dans le sens de l’article écrit, alors là c’est publié! Et ils appellent ça un débat… Inhérent à la presse traditionnelle pro-répressive tout ça. Car c’est une chose qu’on voit beaucoup moins sur des sites plus ouverts à la discussion justement, des sites de presse aussi, mais d’une presse moins axée sur le mépris et le spectaculaire, moins pète-sec. C’est comme sur certains blogs amateurs. Donc je descend voir les commentaires, et entre ceux qui n’ont rien à dire (mais qui le disent quand même) :

« WAOU….
tout simplement hallucinant…. (spads)»

Entre ceux qui parlent pour ne rien dire, de situations que manifestement ils ne connaissent pas (dans ce genre de cas vaut mieux fermer sa gueule) :

« DITES-MOI QUE JE RÊVE!…
(…) Comme quoi pas besoin d’aller dans les citées minables pour voir des parents complètement dépassés par l’éducation de leurs gosses, ceux qui ont les moyens sont encore plus à côté de la plaque, parce donner 300 euros par mois c’est avoir les moyens financiers mais certainement pas d’être parent.  (Petrus)»

Et les crétins qui hochent la tête comme des petits chiens sur les plage arrière des voitures  (pas possible d’avoir sa propre opinion ni d’argumenter…) :

« MON HERBE
Une fois n’est pas coutume,je suis d’accord avec @ Petrus (momo le gone)»

On est pas sortis de l’auberge! Alors un message au jeune dont parle cet article d’un journal qui n’a de progrès que le nom : En faisant pousser chez toi, t’as rien fait de mal, on veut te faire croire que c’est le cas mais c’est faux. Pour ce qui est du reste ça me regarde pas, les problèmes familiaux ont ça de particuliers : ils sont familiaux, et ceux qui s’en mêlent sans avoir été invité par toutes les personnes concernées sont des indiscrets, des renifleurs de derrières!

Faire pousser de l’herbe n’est pas un crime, ni un problème. C’est une solution.

Tags: arrestation, culture indoor, délation, Lons-le-Saunier, prohibition, répression, saisie

| Fil RSS des commentaires pour ce billet

Les commentaires sont clos.