Côte d’Ivoire, 210 kg de cannabis saisis et incinérés par la police anti-drogue de Yamoussoukro

Fratmat.info, le 11 août 2010

La Direction régionale de la police des stupéfiants et des drogues (Dpsd) de Yamoussoukro vient d’opérer un joli coup en saisissant, le samedi dernier, un important lot de cannabis. La prise était composée de 210 kg de cannabis dont 50 kg déjà conditionnés et de 700 pieds fraîchement arrachés équivalent à 160 kg.

C’est saisie a fait l’objet, séance tenante, d’incinération.

Cette opération réussie est le fruit de la coopération entre la police et la population. En effet, suite à une information anonyme, les éléments du lieutenant Kouandé Jean-Marie, chef de l’antenne de la Dpsd font une descente qui aboutit à l’arrestation du sieur Ouattara Tiémoko Raymond, ivoirien, né le 20 septembre 1973 à Guepaho, sous-préfecture d’Oumé. Il est célibataire et père de 5 enfants. C’est du champ de ce dernier que proviennent les 210 kg cannabis saisis. Le concerné n’a fait aucune difficulté pour se mettre à table.

Ouattara Tiémoko explique que venu, il n’y a pas longtemps, à Zangué, village de Kimoukro dans la sous préfecture d’Oumé, il s’est vu céder, par les propriétaires terriens, une surface de 2 hectares en vue de mener des activités agricoles. Malheureusement à la tâche, Ouattara Tiémoko, n’aura pas fait que de la culture de café/cacao comme il l’avait signifié à ses hôtes. A quelques encablures du champ de café et cacao, il s’adonnait à une autre culture très peu recommandable sur une superficie de 250 m2. Le pot aux roses a été découvert avec la descente des éléments de la Dpsp dans ledit campement. En l’absence du planteur de cannabis, les fins limiers de la police mettront la main sur 50 kg de cannabis dissimulés et prêts à la commercialisation.

S’étant rendu compte de la disparition de sa « marchandise », Tiémoko qui croit avoir été victime de vol, ne décolère pas contre ces individus qui lui ont fait un tel coup. Aussi, s’arme-t-il d’un fusil de chasse de fabrication artisanale pour faire le guet et « attraper ses voleurs ». Mais de voleurs, il n’y en aura point. C’est plutôt aux policiers de la Dpsp revenus, dès le lendemain, sur leurs pas qu’il aura à faire.

Auparavant, les agents de la Dspsp avaient mis sous l’éteignoir les nommés Ouattara Kassim alias « Kas », 29 ans, de nationalité burkinabé et Koffi Amangwa, 42 ans, Ghanéen, tous des récidivistes notoires pour les mêmes délits de détention et de vente de cannabis.

Coulibaly Souleymane

Agence Yamoussoukro


Côte d’Ivoire : Grand-Bassam : Deux tonnes de cannabis saisies

@bidj@n, le 11 août 2010

Stupéfiants

© Ministères par Gendarmerie nationale
Photo: ces 520 Kg de cannabis ont été saisis le 05 mai 2010, aux environs de 12H, par la section anti-drogue de la Gendarmerie Nationale

Bon coup de filet ! Les éléments du 1er arrondissement de Grand-Bassam ont saisi une importante quantité de drogue dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 août à l`embouchure du quartier France. Ils ont pêché 19 balles de cannabis, d`un poids d`environ 2 tonnes. De quoi se réjouir même si les narcotrafiquants ont réussi, pour l`instant, à passer entre les mailles de la nasse de la police. Ces vendeurs de stupéfiants sont activement recherchés.
Grand-Bassam est le lieu de prédilection des narcotrafiquants. L`important plan d`eau qui entoure la ville sert de réseau de trafic à ces marchands, qui ont choisi la voie fluviale tranquille pour faire transiter leurs marchandises. Ces vendeurs de drogue ne manquent pas d`imagination. Ce qui donne souvent du fil à retordre aux forces de défense et de sécurité qui manquent de moyens de locomotion pour assurer une bonne répression. Malgré ce handicap, les éléments en kaki ont été prompts. Depuis quelques jours, ils auraient reçu une information anonyme selon laquelle une importante transaction de drogues devrait s`opérer par voie maritime, du côté de l`embouchure au quartier France. Ce paquetage servirait à ravitailler Abidjan via la lagune pour atterrir à Bingerville. La police de Grand-Bassam renforce son dispositif sécuritaire et fonce, dimanche, autour de 19 heures au lieu indiqué. Elle passe en revue les coins et recoins de la plage. La fouille fut longue. Ce n`est qu`à 1 heure du matin qu`elle découvre « la niche » au large de la plage : des balles contenant de la drogue, rejetées par les vagues, que les narcotrafiquants tentaient de récupérer. Au total, 19 balles de drogues soigneusement enroulées dans du plastique et de scotch. A la vue des policiers, les malandrins qui guettaient leurs colis ont réussi à se fondre dans la pénombre en plongeant dans la lagune.

La police s`est chargée de transporter cette quantité de drogue jusqu` à ses locaux. Elle procédera dans les jours qui suivent à son incinération. Une enquête est ouverte pour démanteler le réseau. C`est le lieu d`interpeller les autorités afin qu`elles mettent à la disposition de la police des moyens logistiques adéquats.

Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam


Afrik.com, le 10 août 2010
Gambie : deux journalistes convoqués devant la justice

Deux journalistes gambiens ont été convoqués lundi devant la justice pour s’expliquer sur un article publié dans The Point apprend-on sur Freedom Newspaper. Cet article concernait l’ex-chef de la police nationale Ensa Badjie, jugé pour une implication présumée dans un trafic de drogue, et affirmait que celui-ci avait été torturé durant sa détention. Amnesty International avait indiqué dans un rapport publié cette année que la mainmise du gouvernement sur la liberté de la presse avait poussé 29 journalistes à quitter le pays depuis 1994.


@bidj@n.net, le 10 août 2010

Kimoukro (Côte d’Ivoire): 250 m2 de cannabis dans un champ de maïs

A la demande du substitut du procureur de la République auprès du tribunal de Toumodi, les commissaires Liagro et Diomandé, mandatés par le préfet de police de Yamoussoukro, ont supervisé le dimanche 8 août l’incinération de 700 pieds de cannabis dont 300 fraîchement arrachés. Sans compter les 50 kg déjà conditionnés, prêts à la consommation. Le tout estimé à 210 kg. Une prise de la Direction régionale de la police des stupéfiants et des drogues (DPSP) de Yamoussoukro que dirige lieutenant Kouandé Jean-Marie.

Cette grosse prise de la DP a eu pour cadre un champ non loin de Kimoukro, sous-préfecture d’Oumé. Le mis en cause, Ouattara Tiémoko Raymond, ivoirien, célibataire et père de 5 enfants, est né le 20 septembre 1973 à Guepaho, sous-préfecture de Oumé, de Ouattara Offiano et Touré Powelé. L’homme qui se dit cultivateur est aussi, selon des sources, un chasseur traditionnel “Dozo”, mais surtout un coupeur de route reconverti qui aurait écumé le Sud-Ouest avant de revenir dans son terroir natal.

« Je suis revenu m’installer à Zangué après un séjour à Soubré où je travaillais comme ouvrier agricole », explique Ouattara, très loquace. Et, comme s’il ne réalisait pas la situation dans laquelle il s’est fourré, il poursuit : « J’ai demandé et obtenu auprès des propriétaires terriens 2 ha pour faire du cacao et des vivriers.» La condition, c’est qu’à la récolte, ils fassent « moitié-moitié ». En d’autres termes, le métayer donne la moitié de sa production au propriétaire de la terre. Ce qu’il accepte sans sourciller. Mais Raymond avait sa petite idée derrière la tête. En février, il commence effectivement sa plantation par 1/2 ha de cacao. En attendant la production de son cacaoyer qui pousse d’ailleurs allègrement, il fait un champ de maïs à l’intérieur duquel Raymond cultive 250 m2 de cannabis. Il ne se doute de rien, surtout que le champ est bien caché. A une dizaine de Km de Kimoukro, il faut passer par un chemin à peine praticable. Après la plantation qui est bien visible, on marche sur au moins 2 km de piste à travers les ronces. Et au détour d’un dénivellement profond et tout proche d’un lac, l’on débouche sur l’autre champ. « Hier, il y avait ici des centaines de plantes », nous fait remarquer un policier qui s’étonne du vide constaté. Au milieu, un campement de fortune : non loin d’un foyer éteint, une moustiquaire solidement amarrée aux branches d’un arbre touffu. A côté, un piège à rat et dans les broussailles, des sacs où l’on découvre une torche, des piles, quelques cuvettes en et 2 cartouches de fusil calibre 12.

Traoré Tiémoko Raymond prétend connaître celui qui l’a trahi

C’est là que, sur des informations anonymes, les éléments de la DPSP le cueillent le jour même de la célébration de l’indépendance. Ouattara Tiémoko Raymond était armé d’un fusil de chasse de fabrication traditionnelle et attendait, à ses dires « des voleurs qui sont venus prendre ma production bien séchée et conditionnée que j’avais mise dans un sac de 50 Kg . » Ces ”voleurs” n’étaient autres que les policiers qui l’avaient raté la veille et étaient revenus le lendemain lui tendre une embuscade. Raymond qui les avait précédés, avait déjà constaté la disparition de son sac de cannabis. Pour lui, « ce ne pouvait être que des jeunes qui l’avaient bien épié et qui allaient sûrement revenir ». Afin de préserver le reste de sa production, le planteur de cannabis arrache lui-même les 300 pieds encore debout et va les cacher 100 mètres plus loin, après avoir traversé un petit lac couvert de nénuphars. Ensuite, il se met en embuscade fusil en joue. Les agents ayant constaté sa présence (son vélo était appuyé contre un arbuste), font un bruit qui attire l’attention de Raymond. Ce dernier avance et tombe sur les policiers qui le somment de s’arrêter. Que pouvait-il faire d’autre, ”sa retraite coupée et tous les chemins bouchés ” ? Au moment où il scrutait les lieux pour sûrement voir les positions des ”assaillants”, un des agents, sorti derrière lui, lui fait une prise et, avant qu’il réalise ce qui lui arrive, le planteur d’herbe se trouve menotté.
Les agents de la DPSP qui sont retournés le soir pour détruire la plantation, la trouvent vide de tout plant de cannabis. Heureusement qu’ils étaient accompagnés par le planteur qui leur montre là où il avait planqué sa production d’herbe qui tue. Il faut voir les agents de police porter les 300 pieds de cannabis mis en botte par Raymond à leur véhicule immobilisé à 2 km. « Il faut veiller à ce que la destruction soit complète », explique l’adjudant chef Glan, tout en sueur sous la gerbe de cannabis.Tous s’y sont mis, même lieutenant Kouandé. Et les agents reprennent le chemin de Yamoussoukro où ils arrivent vers 21 heures, exténués… « Du beau boulot, les gars », s’exclame le commissaire Diomandé qui les avait accompagnés.

«C’est Ali qui m’a donné les graines de cannabis»

Interrogé par les policiers, Ouattara Tiémoko Raymond veut faire croire qu’il est à sa première expérience. « A mon arrivée, vu que j’étais malade et que je n’avais pas de moyens pour me soigner (il a une hernie), Ali, un jeune Koyaka, m’a donné les graines à semer afin que l’argent que je vais gagner serve à me faire opérer », soutient-il. Ali, explique-t-il, serait allé lui-même se soigner au Mali où il serait décédé… C’est ce dernier qui devait lui trouver des acheteurs pour son produit. Quand Ouattara a vu ses plantes en flammes, il sourit, et lâche, stoïque : « C’est Dieu ! Je perds certes de l’argent, mais j’ai la vie ».

Deux autres dealers…

Ouattara Tiémoko Raymond n’est pas le seul à tomber dans les filets de la DPSP. Il a été précédé par Ouattara Kassim alias Kas, 29 ans, de nationalité burkinabé et Koffi Amangwa 42 ans, Ghanéen. Kas, lui, est un récidiviste qui a déjà passé 5 ans en prison pour détention et vente de cannabis. « Maintenant, je ne fais plus que consommer » assure-t-il. Lui qui s’est mué en vendeur de colas. Et d’ajouter que son fournisseur serait un certain ”Choc” que la police recherche activement. Quant au Ghanéen, il se dit jardinier, planteur de tomates à Dioulabougou. Lui ne vent pas les petites boules de 100 à 200 francs. Trop peu pour Koffi qui, à ses propres dires, fait de la vente en gros et demi-gros. « C’est Kwame, un compatriote qui me livre le produit depuis Abidjan par lot de 25 pains ( 1,100 kg ) qu’il revend à 5.000 Francs le pain. Pour l’appréhender, les agents de la DPSP se sont fait passer pour des clients et c’est en venant à la livraison que le dealer est tombé entre leurs mains.

Quant au lieutenant Kouandé, chef de l’antenne régionale de la Direction de la police des stupéfiants et des drogues, il souhaite que la population prenne conscience du danger que représente la drogue. Et surtout, « qu’elle nous aide à débusquer les planteurs de chanvre indien, les dealers et même les consommateurs. » Car, ajoute-t-il, sans information, le travail sera vain surtout que ces agents ont besoin de moyens et ne travaillent qu’à leurs frais.

Ousmane Diallo à Yamoussoukro

Tags: afrique, revue de presse

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