Les deux hommes interpellés lundi sont passés en comparution immédiate. Le propriétaire de la voiture a vécu le réveillon en prison.

Une voiture mal garée. C’est le point de départ de l’affaire de stupéfiants jugée hier au tribunal en comparution immédiate. Le soir du 28 décembre dernier, les policiers fuxéens repèrent un véhicule occupant une place handicapée dans le centre ville. Après un rapide examen, les fonctionnaires décèlent la présence de plaquettes de cannabis sous le levier de vitesse. Quelques minutes après, la planque initiée par les forces de l’ordre porte ces fruits. En effet, deux individus se portent à hauteur du véhicule et sont alors contrôlés. L’un d’eux, G. F., 24 ans, parvient alors à échapper aux policiers et prend la fuite à pied dans les ruelles de la cité. Il sera interpellé le lendemain, à Nailloux non loin de son domicile, identifié grâce à la voiture. Le second, A. V., 34 ans est emmené au poste dans le cadre d’une garde à vue. Libéré peu après, ce dernier comparaissait libre hier, au côté de G. F., écroué depuis mardi. « Cette procédure est un non sens », a estimé Me Mira, son avocate, rappelant que « pour constituer une culpabilité, il nécessitait des preuves matérielles ».

Or, A. V. n’avait ni drogues ni argent liquide lors de son interpellation et la perquisition effectuée cette semaine s’était avérée infructueuse. Ce qui n’était pas le cas de son compère, qui devait répondre de la présence de 200 grammes de cannabis dans sa voiture auxquels s’ajoutent 200 grammes supplémentaires, dont G.F. se serait débarrassé lors de sa fuite.

Circonstance aggravante, les deux hommes étaient en situation de récidive légale. Le premier ayant déjà été condamné à deux années de prison en 2004, le second à trois mois en 2007, pour des faits de même nature.

La réquisition du procureur Antoine Leroy n’a pas retenu l’application de la peine plancher de 4 ans prévue, pour demander finalement dix-huit mois ferme pour les deux prévenus « en vertu de la quantité de drogue inhabituellement importante pour le département ».

Une réquisition jugée « sévère » par Me Maissonier, l’avocat de G. F., qui a souligné que son client « n’avait pas le profil d’un grand délinquant ». Comme le reconnaît l’accusé lui-même : « J’ai perdu mon emploi, j’ai deux mois de retard pour mon loyer. Je pensais trouver le moyen de m’en sortir un peu ». Mais avec une quantité de résine avoisinant les 1 200 euros, difficile d’échapper à la case prison. Un an ferme a décidé Mme Baby, la présidente, au lieu des dix-huit mois requis. Pour A. V., qui avait reconnu être consommateur de cannabis, le tribunal le condamne à trois mois ferme pour usage de drogue. Il est cependant sorti libre, sa peine sera en effet aménagée.

La dépêche.fr, 1er Janvier 2010

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/01/746947-Foix-Un-an-ferme-pour-400-grammes-de-cannabis.html

Tags: actualité, résine, saisie

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