Truks en Vrak

Transmis par Anne & Ahmid – 13 Sep 2010

(traduction perso)

CBS News, 3 sept 2010

Etude sur le cannabis et la théorie de l’escalade

Les vieilles craintes que l’usage de cannabis pouvait conduire aux drogues dures sont exagérées, selon une nouvelle étude de l’Université du New Hampshire.

Cette recherche, parue dans le Journal of Health and Social Behaviour (Journal de la santé et des comportements sociaux) du mois de septembre, constate que d’autres facteurs, comme celui d’avoir ou non un emploi, ou d’être confronté à des stress sévères, sont beaucoup plus prédictifs d’une future consommation de drogues dures que le fait d’avoir fumé un joint à l’adolescence.

« L’emploi chez les jeunes adultes peut les protéger en empêchant ce “passage”, donc criminaliser excessivement l’usage de cannabis chez les jeunes peut créer de sérieux problèmes si cela interfère avec de futures opportunités d’emploi », déclare la co-auteure Karen Van Gundy.

Le facteur influant le plus fortement sur l’usage de drogues illicites est celui de l’appartenance ethnique, selon l’étude. Les Blancs non-Hispaniques ont le plus tendance à consommer des drogues dures comme l’héroïne ou la cocaïne, suivis par les Hispaniques puis par les Afro-américains.

Les jeunes adultes ayant interrompu leur scolarité (collège ou lycée) ont le plus souvent été amenés à consommer du cannabis dans l’enfance et d’autres drogues illicites dans leurs premières années d’adulte. Ceux qui sont restés sans emploi après le lycée sont encore plus susceptibles de consommer d’autres drogues.

« À la lumière de ces constatations, nous recommandons instamment aux responsables politiques chargés du contrôle des drogues de prendre en compte des approches sur le stress et le parcours de vie dans leurs tentatives de résolution du problème des drogues », écrivent Van Gundy et Cesar Rebellon, auteurs de l’étude, tous deux professeurs de sociologie à l’université du New Hampshire.

Les chercheurs ont aussi découvert qu’un quelconque effet du cannabis comme “porte d’entrée” disparaît quand les jeunes adultes atteignent l’âge de 21 ans.

« Au moment où l’usage de cannabis pourrait servir de “porte d’entrée” pour d’autres drogues illicites pendant l’adolescence, nos résultats montrent que l’effet peut être de court terme », remarquent les auteurs.

« Il est intéressant de noter que le critère de l’âge ressort comme un statut protecteur bien au-delà des statuts et conditions de vie considérés ici. »

Les chercheurs ont suivi 1286 jeunes adultes ayant fréquenté les écoles publiques de Miami-Dade dans les années 90, dont 26% d’Afro-américains, 44% d’Hispaniques et 30% de Blancs non-Hispaniques.

En savoir plus http://www.cbc.ca/consumer/story/20…

CBC News

Friday 03 Sep 2010

Long-held fears that the use of marijuana will lead to harder drugs are overblown, according to new research from the University of New Hampshire.

The research, in the September issue of the Journal of Health and Social Behavior, found that other factors, such as whether or not a person has a job, or is facing severe stress, are far more predictive of future hard drug use than whether they smoked pot as a teenager.

“Employment in young adulthood can protect people by closing the marijuana gateway, so over-criminalizing youth marijuana use might create more serious problems if it interferes with later employment opportunities,” said co-author Karen Van Gundy.

The strongest factor influencing the use of illicit drugs is an individual’s race or ethnicity, according to the study. Non-Hispanic whites are most likely to use harder drugs such as heroin or cocaine, followed by Hispanics and then by African Americans.

Young adults who didn’t complete high school or go to college were most likely to have used marijuana as teens and other illicit drugs in early adulthood. Those who were unemployed after high school were also more likely to use other drugs.

“In light of these findings, we urge U.S. drug control policymakers to consider stress and life-course approaches in their pursuit of solutions to the drug problems,” write the study’s authors, Van Gundy and Cesar Rebellon, both associate professors of sociology at UNH.

The researchers also found that any gateway effect that does exist with marijuana disappears once young adults reach 21.

“While marijuana use may serve as a gateway to other illicit drug use in adolescence, our results indicate that the effect may be short-lived,” note the authors.

“Interestingly, age emerges as a protective status above and beyond the other life statuses and conditions considered here.”

The researchers followed 1,286 young adults who attended Miami-Dade public schools in the 1990s. Twenty-six per cent were African American, 44 per cent Hispanic and 30 per cent non-Hispanic white.

Voir en ligne : Marijuana gateway risk overblown : study

Tags: Cesar Rebellon, étude, Karen Van Gundy, Miami-Dade, recherche, santé, sociologie, théorie de l'escalade, Université du New Hampshire

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