Cannaweed (source : la dernière heure)

Le test salivaire anti-drogue débarque sur nos routes le 1er octobre. Jusqu’à cinq fois plus de contrôles

Image sans texte alternatif. BRUXELLES Si jusqu’ici les policiers pouvaient vous demander de souffler dans un ballon pour mesurer le taux d’alcoolémie dans votre sang, désormais ils pourront également vous demander de tirer la langue. Non pas pour les narguer mais pour leur permettre de vous soumettre au fameux test salivaire qui, dès le 1er octobre prochain, pourra être utilisé par tous les policiers du pays afin de détecter les conducteurs roulant sous influence de drogue.

Comme avec un test de grossesse, le test salivaire, qui s’effectue au moyen de salive et non d’urine, les résultats apparaissent après dix minutes au moyen de petites barres roses.

Les premières indiquent que le test a bien fonctionné, les secondes révèlent éventuellement la présence d’une ou de plusieurs des… drogues susceptibles d’être détectées.

De la taille également d’un test de grossesse, le test salivaire emballé individuellement, jetable après une seule utilisation, est une véritable petite révolution en matière de contrôles drogue sur nos routes. Et pour cause, désormais, les policiers ne seront plus freinés par la perte de temps qu’engendrait la méthode utilisée jusqu’ici.

Revenons sur celle-ci pour mieux comprendre.

Le directeur de la police fédérale de la route, le commissaire divisionnaire Michael Jonniaux, et le responsable du poste de circulation de Perwez, Lionel Deleu, nous expliquent en quoi le test salivaire va permettre de multiplier les contrôles en matière de conduite sous influence de drogue. “Les contrôles effectués jusqu’ici nécessitaient trois étapes. La première consistait en une batterie de tests standardisés formant un document à remplir par la police qui procède au contrôle d’un automobiliste. Sur base de signes extérieurs, tels que l’état des paupières, la sueur sur le visage,… le policier décidait en fonction du nombre de critères retenus de passer à la seconde étape”, précise Lionel Deleu.

La seconde étape consistait à demander au conducteur soupçonné d’avoir consommé de la drogue d’effectuer une série d’exercices physiques. Une étape qui, avec l’entrée en vigueur du test salivaire, ne sera plus nécessaire. “Le policier devait faire marcher le conducteur le long d’une ligne blanche,… Si la personne échouait à l’un de ces exercices, le policier passait à la troisième étape qu’est le test urinaire. Ce test nécessitait un équipement adapté, à savoir un W-C. Une fois le test urinaire effectué, il fallait passer à la prise de sang. Pour cela, il fallait un médecin de disponible”, poursuit Lionel Deleu.

Ajoutez des problèmes de fiabilité du test d’urine, celui-ci détectant parfois la présence de THC alors qu’il n’est question que de résidu. Trois semaines plus tard, avec les résultats des prises de sang, la police se retrouvait face à un faux positif sur cinq contrôles, avec pour conséquence un retrait de permis inutile du conducteur.

Avec l’arrivée du test salivaire, tous ces problèmes pratiques ne devraient plus se poser et on devrait donc, comme nous le détaillons ci-dessous, voir à terme le nombre de contrôles de conduite sous influence de drogue quintupler !
Dès ce lundi, l’IBSR lance une campagne d’information au sujet de ce nouvel outil dont la police pourra se servir dans dix jours.

Par Nawal Bensalem

Tags: tests salivaires

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